Dans son 20e album, «The Boys of Dungeon Lane», Paul McCartney soigne sa nostalgie d’ex-Beatles
Avec «The Boys of Dungeon Lane», Paul McCartney replonge dans le souvenir des jours anciens. D’une voix toujours veloutée, le fin mélodiste des Beatles évoque ses jeunes années et ceux qui ne sont plus
Quand on a orchestré la grande révolution culturelle des années 1960, quand on s’est trouvé à l’épicentre du fracas, difficile de raccrocher les guitares. Paul McCartney n’a jamais réussi à s’éloigner de l’ombre des Beatles. A 84 ans, la voix intacte, il sort un 20e album, The Boys of Dungeon Lane, empreint de réminiscences et de nostalgie.
En 1971, après le divorce des Fab Four, John Lennon vilipendait son binôme dans How Do You Sleep?, une chanson acrimonieuse: «The only good thing you did was Yesterday» – «la seule bonne chose que tu aies faite, c’était Yesterday» – soit «hier» et/ou le tube triomphal de l’album Help!. Et maintenant, c’est un autre jour. Même si McCartney ne composera sans doute plus jamais un air universel comme Yesterday, il continue de puiser aux anciens jours son inspiration. La pochette du disque est modeste, grise et minimaliste; la pochette intérieure affiche une mosaïque colorée résumant la Beatlemania.
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